Partager l'article ! Entre Orient et Occident Une Nouvelle Stambouliote est Née... Je marche à présent sur les traces de Pierre Loti !: Du rêve à la ré ...
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Du rêve à la réalité me voilà transporté à Stambul et je n'ose y croire, tous ces efforts
n'auront pas été vainc. Je découvre jour après jours les merveilles de la ville aux 1001 minarets et pense au bout d'une année pouvoir me promener dans les rues de l'ancien Constantinople en
gardant cette magie intacte de découverte des premiers jours. Malgrès quelques désillusions au début de mon séjour je me sens bien ici, mais une chose continue à me laisser perplexe, une parole
qu'ici même des turcs que je ne connais pas me disent sans cesse: « Ne olursa kimse güvenme = Quoi qu'il arrive ne fais confiance à
personne ». Pourquoi une population aussi hospitalière en temps normal paraît aussi froide aux premiers abords dans cette ville je tacherai de le découvrir... Mais cela me
perturbe est-ce parce que je suis une fille? D'autant plus européenne? Ou bien les turcs font-ils vraiment attention dans une ville aussi grande de 10
millions habitants?
Je suis arrivée ici il y a quatre jours et je dois avoué que le fait de parler turc m'a
bien aidé, je ne sais pas comment j'aurai fait pour m'en sortir une année auparavant et cela me donne confiance car toutes les personnes que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent m'encouragent dans
mes efforts d'apprentissage de la langue. Pour certains je suis une étrange petite bonne femme sortie d'une pochette surprise, pour d'autre une sorte de bête de foire et d'autres enfin me
considèrent comme une fille normale, mais dans le dernier cas cela concerne très peu de turcs. J'ai cru comprendre qu'il était rare de voir une européenne apprendre leur et étant autant investie
pour apprendre leur culture par simple amour du pays.
Quoi qu'il en soit de nombreuses heures de travail m'attendent le niveau que j'ai pu voir à l'université est plus élevé que celui que je devrais avoir à Paris, ce qui en soit est logique puisque
j'étudie avec les autochtones... Mes premiers cours de langue Ottomane (appelée ici « Osmanlica ») ont été quelques peu épique... Pour les
néophytes il s'agit de la langue que les turcs parlaient sous l'empire ottoman qui n'est autre que de l'ancien turc écrit en perse (proche de l'arabe). Mais c'est agréable d'aller en cours ici,
de voir a quel point il y a ce respect ici entre élèves et professeurs, cette façon dont les élèves prennent la parole en commençant toujours leurs phrases par « hocam = mon professeur », les professeurs soignant particulièrement leur tenue, tous les hommes portent des costumes et cravates, et les femmes
ne sont pas pour autant moins chiques. J'aime aussi arriver dans ma salle de cours et observer les différents portrait de Mustafa Kemal dans chacune d'entre elles... Ce n'est pas en France que
l'on verra un portrait de Napoléon dans une de nos salle de cours.
Ce respect aussi qui m'épate dans les transports en commun, ou un jeune laissera sa place a une personne plus âgée ou une femme enceinte ou tenant même un enfant dans ses bras (combien j'ai pu en
voir « galérer » dans le métro parisien? Même pour moi qui suis jeune plusieurs fois des hommes m'ont laissé leur place dans le bus pour éviter que je sois bousculée ou que je manque de
tomber par perte d'équilibre ou si il y a tout simplement trop d'homme proche de moi. Cela ne devrait pas m'étonner pourtant, puisqu'on devrait tous agir ainsi mais nous devenons de plus en plus
individualiste. Cela dit il faut voir la monté à la station Cevizlibag du Métrobus allant a Avcilar!! Les gens ont tellement peur de ne pas avoir de place assise que c'est la « ruée
vers la place en or »! Même si le bus est presque vide, ils préfèrent bien souvent attendre le prochain pour avoir une place. Mon aventure ne fait que commencer et mes anecdotes également,
j'aurai peut être de quoi écrire un livre à la fin de l'année qui sait?!